Hervé Pellois, député de la première circonscription du Morbihan

Les conclusions du Ségur de la santé

Depuis le début du mandat, le Gouvernement prend des actes forts pour l’hôpital et pour la santé des Français. Investissements, recherche d’amélioration de la qualité des soins… nous n’avons pas attendu la crise pour réagir et œuvrer pour nos soignants.

Mais les maux que nous avions commencé à traiter, la crise les a amplifiés. Elle a mis notre système et notre société face à ses dysfonctionnements, ses inégalités, ses rigidités.

 

Après plus de 50 jours de travaux et de concertations, Olivier VERAN a présenté les conclusions du Ségur de la Santé recouvrant 33 mesures concrètes pour le monde médical et un investissement de 8,2 milliards d’euros.

Le Gouvernement s’est engagé pour une valorisation des métiers de la santé avec une enveloppe de 8,2 milliards d’euros.

Mais la feuille de paie n’est qu’une partie de la solution. C’est tout notre système de santé que nous devions questionner dans ses moyens, dans son organisation, dans sa capacité à toucher tous les territoires et tous les Français.

C’est pourquoi, 33 mesures, tant financières qu'organisationnelles, ont été annoncées afin de remettre de l'humain, des moyens et du sens dans le système de santé.

Principales mesures du Ségur :


o Un engagement massif : 19 milliards d’euros de réinvestissement dans le système de santé pour améliorer la prise en charge des patients, assurer la transformation du système de santé et investir dans le quotidien de l’hôpital, du médico-social et de la médecine de ville ;


o 15.000 recrutements à l’hôpital pour alléger la charge des équipes en place en dégageant les crédits nécessaires à combler les 7.500 postes vacants des établissements et en recrutant 7.500 postes supplémentaires ;


o Une santé au plus proche du quotidien en donnant aux territoires les principaux leviers de l’investissement en santé dans l’intérêt de leurs habitants en déconcentrant la gestion des projets d’investissements et en associant les élus locaux à l’appréciation des besoins en santé et aux décisions d’investissement.


o Accélérer la sortie des objectifs comptables pour viser la qualité des soins : aller plus vite dans la sortie du « tout T2A », la tarification à l’activité, qui pousse à compter le nombre d’actes réalisés : amplification des réformes de financements en cours (soins de suite et de réadaptation, urgences, hospitalisation à domicile, soins critiques, maternité …) et mise en œuvre pour les établissements qui le souhaitent d’un droit d’option pour un modèle de financement mixte des activités hospitalières de médecine (part liée à l’activité et part fondée sur les besoins populationnels) ;


o Financer l’ouverture et/ou la réouverture de 4.000 lits « à la demande» pour accompagner les établissements au cours des pics saisonniers ou exceptionnels d’activités et faciliter la mobilisation de renforts de personnels ; et prévoir pour les projets de fermeture de lit un schéma de réouverture des lits « à la demande » en cas de besoin ;


o Mettre fin au mercenariat de l’intérim médical à l’hôpital qui mine les équipes hospitalières en faisant bloquer par les comptables publics les rémunérations des contrats d’intérim dépassant le plafond règlementaire ;


o Former plus de soignants dans les filières paramédicales pour répondre aux besoins des établissements sanitaires et médico-sociaux et mieux encadrer les patients : augmenter de 2000 places en instituts de soins infirmiers à horizon 2020 et doubler les entrées en formation d’aides-soignants d’ici 2025 ;


o Faire confiance aux services hospitaliers, en leur donnant plus de marges de manœuvre et de responsabilité : permettre à chaque établissement de proposer et d’adapter son organisation interne et rendre plus participatif le cadre de nomination du chef de service ;


o Associer davantage les soignants et les usagers à la vie de l’hôpital : plus de médecins et personnels paramédicaux dans la gouvernance des hôpitaux et valoriser la place des représentants des usagers ;


o Développer l’accès aux soins non programmés : déployer une plateforme numérique en partenariat avec le SAMU et la ville puis lancer des expérimentations mixtes ville-hôpital pour la prise en charge des appels des patients pour des besoins urgents ou non programmés ;


o Développer fortement la télésanté pour mieux soigner les Français en s’appuyant sur les acquis de la crise sanitaire : accélération du développement des téléconsultations (poursuite des dérogations de la crise sanitaire, assouplissement du principe de connaissance préalable du patient …), élargir à tous les patients les conditions de réalisation d’une télé-expertise et développer le télé-suivi ;


o Combattre les inégalités de santé partout en France en garantissant une prise en charge globale à l’hôpital comme en ville (renforcement des PASS, création de centres de santé « participatifs », création de 500 lits haltes soins santé …) et aller vers les plus exclus.

Désormais, il faut mettre en œuvre ces mesures. Nous allons le faire dès maintenant, notamment avec la préparation du projet de loi de financement de la sécurité sociale.

 

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