Pour illustrer mon propos, je mentionnerai l’enquête menée par l’UFC Que Choisir en septembre 2016.

L’association a collecté des devis pour 10 maisons mal isolées auprès de professionnels « reconnus garants de l’environnement », devenus incontournables si le consommateur souhaite bénéficier de subventions. Cette enquête révèle des défaillances. Alors qu’un diagnostic d’ensemble du logement est indispensable pour établir des recommandations de travaux fiables, seulement 8% des artisans ont fait un examen global du bâti comprenant l’enveloppe du logement, la ventilation et la production de chaleur.

De tels diagnostics partiels aboutissent malheureusement à des prescriptions de travaux inadaptés et les litiges sont nombreux.

La baisse moyenne estimée de la consommation d’énergie suite aux travaux préconisés n’est que de 27%. Nous sommes loin de l’objectif fixé par la loi, à savoir - 75% sur l’ensemble du bâti résidentiel d’ici 2050.

La loi Transition énergétique pour la croissance verte semble limiter les engagements de performance à une simple obligation de moyens, non engageante.

Madame la Ministre, face à cette défaillance j’appelle à une remise à plat de la qualification RGE et à l’instauration d’une obligation de résultat.

Je vous remercie."