Depuis 2005 l’Europe est menacée de s’effondrer, la crise appauvrit ses peuples et ses Etats, le populisme gagne partout du terrain. A ce changement historique, F. Hollande a répondu par le changement de la politique européenne. En menaçant de ne pas ratifier le traité, en s’assurant du concours de l’Italie et de l’Espagne, en rééquilibrant la relation avec l’Allemagne, il a bousculé l’Europe conservatrice, modifié les rapports de force et impulsé une nouvelle orientation à la politique européenne. Aujourd’hui la finalité du traité va bien au-delà des équilibres budgétaires. Il est devenu un pacte global de redressement qui comporte la croissance, l’emploi, la transition écologique, la protection commerciale…C’est ce changement global que nous allons voter.

Entamé à l’été 2012 avec le collectif budgétaire, le redressement des comptes est conduit dans un souci constant d’équité, dans un esprit de responsabilité et dans le but de préserver les ressorts de la croissance et de l’économie.

La stratégie retenue permettra d’assurer le financement des engagements pris devant les Français et de garantir la souveraineté de notre pays et son indépendance vis-à-vis des marchés financiers. C’est une nécessité, après dix ans au cours desquels le poids de la dette publique dans notre richesse nationale aura augmenté de près de 50%.

Le sérieux budgétaire nous conduit à retenir une prévision de croissance de 0.8% du PIB pour 2013. La budgétisation sincère des dépenses et l’arrêt des projets qui n’étaient pas financés permettent d’assurer le financement d’actions prioritaires en faveur de l’éducation, de la jeunesse et de la sécurité.

L’équité est le maitre mot de ce projet de loi de finances avec un juste partage entre hausses des prélèvements et économies budgétaires, entre ménages et entreprises. Un effort qui porte au sein des ménages essentiellement sur les plus aisés, au sein des entreprises essentiellement sur les plus grandes.

 

L’emploi des jeunes est une question centrale quand on sait que plus de 120 000 jeunes sortent du système scolaire chaque année sans diplôme. Pour eux, l’accès à l’emploi est particulièrement difficile dans un contexte où le niveau de qualification global de l’emploi s’accroît. Moins d’un jeune sur trois trouve un emploi durable dans les 3 ans suivant la fin de sa scolarité.

Pour financer les mesures d’urgence de la rentrée 2012 nous avons voté 89.5 millions d’euros de crédit supplémentaires.

Ces crédits ont permis  de créer pour cette rentrée :

-  1000 postes supplémentaires de professeurs  des écoles au niveau national. Ainsi notre académie bénéficie de 65 postes,  dont 12 pour notre département. La priorité est donnée à l’école primaire.