Notre République est attaquée. Défendre la Liberté, l’Egalité et la Fraternité, c’est faire front contre tous les intégrismes et les fanatismes religieux. Face à ce terrible contexte, le Parlement a pris ses responsabilités : en renforçant le cadre législatif pour empêcher les départs d’individus, en consolidant les dispositifs de renseignement, en prolongeant l’Etat d’urgence.

Aujourd’hui, le débat s’oriente vers la déchéance de nationalité des individus condamnés définitivement pour crime « contre la vie de la nation ». Autant je suis convaincu de la nécessité de constitutionnaliser l’Etat d’urgence, autant j’ai des doutes sur l’inscription de la déchéance de nationalité pour les binationaux nés français.

Mercredi 9 décembre, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité la proposition de loi visant à lutter contre le gaspillage alimentaire. Je tiens à saluer le travail qui a été mené autour de ce texte depuis de nombreux mois et qui a permis d’impliquer sur ce sujet crucial aussi bien l’ensemble de la gauche que l’opposition.
Lutter contre le gaspillage c’est mettre fin à la destruction de denrées consommables mais c’est aussi lutter contre la perte du pouvoir d’achat et agir contre le réchauffement climatique. Tels sont les enjeux éthiques, économiques et écologiques auxquels cette proposition de loi répond.

Suite aux attaques terroristes dont notre pays a été la cible vendredi, nous sommes réunis à l’Assemblée nationale pour l’examen du projet de loi sur la prorogation de l’Etat d’urgence.
En l’espace de 6 jours, l’Etat d’urgence a permis de notifier 118 assignations à résidence et de procéder à plus de 400 perquisitions de jour comme de nuit. Une prolongation de l’Etat d’urgence est nécessaire, de même qu’une modernisation des dispositifs instaurés en 1955 pour leur donner des bases juridiques solides.
Ce projet de loi est une réponse forte, rapide et efficace face à l’idéologie du chaos. C’est ce que nos concitoyens attendent de nous. Notre démocratie ne pliera pas face à la barbarie terroriste.

Nous avons eu l’occasion d’auditionner mardi 9 décembre, une nouvelle fois, Monsieur Matthias Fekl, le Secrétaire d’Etat en charge du commerce extérieur. Je le remercie tout particulièrement puisque sa présence régulière à l’Assemblée nationale atteste de la vigilance du gouvernement dans les négociations commerciales menées et de son souhait d’y associer les représentants de la nation.
 
Désigné orateur pour le groupe socialiste sur ce sujet, j’ai pu interroger Monsieur le Ministre sur de nombreux points touchant au partenariat transatlantique de commerce et d’investissement  (TTIP, aussi appelé TAFTA).

Lors de la réunion du congrès le Président de la République a prononcé un discours à la hauteur du défi auquel a à faire face notre pays. Ce fut un moment grave et solennel.
Il a annoncé une série de mesures pour combattre le terrorisme. Le Président a exprimé sa volonté de faire évoluer la constitution pour permettre aux pouvoirs publics de lutter contre le terrorisme de guerre. Dès mercredi le Parlement se prononcera sur la prolongation de l'état d'urgence pendant trois mois.
La Président a déclaré qu'il allait rencontrer les dirigeants du monde pour lutter contre daech. 10 000 militaires seront déployés sur le territoire national d'ici demain et 5 000 emplois seront créés dans la police et la gendarmerie et 2500 dans l'administration pénitentiaire.
L'unité des Français et de nos alliées nous permettra d'éradiquer le terrorisme.