En circonscription

Déplacement de Barbara POMPILI dans le Morbihan

Nous accueillons pendant deux jours dans le Morbihan, Barbara POMPILI, Secrétaire d'Etat chargée de la biodiversité. Hier nous avons eu le plaisir de lui faire découvrir les richesses de notre territoire qui est maintenant classé Parc naturel régional du Golfe du Morbihan. Cette labellisation a été le fruit d’un très long travail et nous sommes nombreux à nous réjouir qu’il est enfin pu aboutir.



Pendant longtemps, les plus déterminés à voir ce parc naître ont été confrontés à la crainte des sceptiques qui croyaient qu’il y avait une incompatibilité  entre le développement économique, la préservation de l’environnement et le progrès social. La préservation et la mise en valeur de ce joyau environnemental ne signifie pas la mise sous cloche de notre territoire. Le développement économique n’y est aucunement freiné. Et, au contraire, il en constitue un moteur, un projet concerté, fierté des élis de ce territoire et de notre Région.

Ces 10 dernières années le nombre d’emplois environnementaux a augmenté au rythme annuel moyen de 3,3 % par an, bien supérieur à celui de l’ensemble de l’économie (0,3 %).

Le génie écologique, c’est-à-dire les activités liées à la restauration ou à la création de milieux naturels, a permis la création d’un réseau de plus de 150 petites et moyennes entreprises et l’investissement de grandes entreprises dans le secteur pour un chiffre d’affaire d’environ 2 milliards d’euros.

La biodiversité offre également une source d’innovations précieuse. Que ce soit par les techniques de biomimétisme qu’elle inspire ou par les substances actives qu’elle procure, comme les ressources génétiques utilisées dans les domaines pharmaceutique, agroalimentaire, biotechnologique ou cosmétique, la biodiversité détient une valeur économique exceptionnelle.

Les PME et les start-up des filières vertes sont aujourd’hui soutenues dans le cadre de l’action « démonstrateurs  de la transition écologique et énergétique » du programme d’investissements d’avenir (PIA). 3,3 milliards de crédits y sont dédiés.

L’objectif est de structurer de nouvelles filières et de doubler les emplois du secteur à l’horizon 2020.
Le développement économique autour de ce secteur ne doit cependant pas se faire sans certains cadres. Ainsi, la loi biodiversité, qui reviendra à l’assemblée la semaine prochaine, prévoit une disposition sur le « partage des avantages ». Concrètement, si une société commerciale exploite une molécule – issue de la recherche sur des plantes, animaux, champignons, etc. – et que son exploitation lui permet de développer un marché commercial, elle fera bénéficier le territoire d’avantages en nature voire même financier.
Nous avons la chance dans le Morbihan de vivre sur un site exceptionnel et nous devons le protéger. Une des problématiques est la lutte contre les plantes invasives. La prolifération d'espèces invasives est d’ailleurs considérée comme la seconde cause de disparition de la biodiversité dans le monde après la destruction des milieux naturels. Le collectif anti-Baccharis à Séné, que nous avons rencontré avec Madame la Ministre, fait un travail remarquable.  Les élus de Saint-Gildas de Rhuys ont eux mis en place des pâturages pour lutter contre la Renouée du Japon.  Expérimentation que j’ai soutenue au travers de ma réserve parlementaire.

Grâce à la loi biodiversité en cours d’examen au Parlement, nous allons pouvoir mieux lutter contre ce fléau. La transposition du règlement européen sur les plantes invasives nous donnera en effet de nouveaux moyens d’actions.
Sur les espèces végétales et animales nuisibles à la santé humaine des avancées notables ont été permises dans la loi santé.
Un arrêté des ministres chargés de la santé, de l’environnement et de l’agriculture peut limiter ou interdire l’introduction, le transport, l’utilisation, la mise en vente, la vente ou l’achat, sous quelque forme que ce soit, d’une espèce figurant dans la liste fixée par décret.
Tout distributeur ou vendeur de végétaux susceptibles de porter atteinte à la santé humaine est tenu d’informer, préalablement à la conclusion de la vente, l’acquéreur des risques pour la santé humaine et, le cas échéant, des moyens de s’en prémunir.

Comme l'a dit Georges Bernard SHAW " Dans la vie, il y a ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demandent pourquoi. Et ceux qui imaginent le monde tel qu'il devrait être et se disent pourquoi pas".

Consultez la dernière lettre d'information

Les communes de la première circonscription du Morbihan

voir la carte de la circonscription

Suivez Hervé Pellois