Le 10 septembre dernier je participais à Vannes aux Etats généraux départementaux de la démocratie territoriale organisés à l’initiative de mes collègues sénateurs du Morbihan : Odette Herviaux, Joël Labbé et Michel Le Scoarnec.

L’occasion d’aborder des questions aussi essentielles que les missions de l’élu, les modes de scrutin, les ressources des collectivités, le développement de l’intercommunalité, les relations entre les collectivités et l’Etat.

 

 

Je suis le dossier Doux avec beaucoup d’attention. Même s’il n’y a pas d’usine sur la première circonscription, nombreuses sont les personnes qui habitent dans nos communes et qui travaillent dans cette entreprise.

La décision du tribunal de commerce de Quimper est incompréhensible. En acceptant le plan de continuation pour les activités « export » et « produits élaborés » et la mise en liquidation de la branche « produits frais », il privilégie les intérêts de Charles Doux et démantèle une filière. Sur les 1715 emplois du pôle frais et malgré les offres de reprises validées, 970 postes sont supprimés. Le Morbihan est particulièrement touché.

Le plan de continuation Doux-Barclays, ne sera malheureusement sûrement pas assez solide pour empêcher de nouvelles restructurations et licenciements.

Au vu de la casse sociale causée par cette décision, nous pouvons douter de la capacité du tribunal de Quimper à connaitre de ce dossier. Sa complexité et les conflits d’intérêts existants auraient dû amener à renvoyer l’affaire vers un autre tribunal de commerce.

Lors de sa visite au SPACE, François Hollande a, à juste titre, exprimé son souhait que toute la lumière soit faite sur les dessous du dossier et sur la gestion du groupe au cours des dernières années. Avec l’ensemble de mes collègues élus, nous y serons particulièrement attentifs.