Le pacte de compétitivité et de croissance

Depuis 10 ans, la France a perdu son rang dans la compétition internationale et même européenne. 750 000 emplois ont été perdus dans l’industrie en dix ans, les marges des entreprises sont aujourd’hui à plat, le déficit commercial de la France est abyssal (déficit de 70 milliards en 2011 alors qu’il y avait un excédent de 8 milliards en 2002), la perte de parts de marché dans la zone euro sur les dix dernières années est colossale...

Notre modèle actuel est à bout de souffle : L’économie française n’a pas su relever le défi de la mondialisation, alors que d’autres pays ont su y trouver leur place. L’Allemagne, par exemple, a su trouver un modèle compétitif lui permettant de produire et d’exporter dans la mondialisation, alors que nous ne produisons ni ne créons plus suffisamment d’emplois en France pour maintenir notre niveau de vie.

La dette a doublé en 10 ans pour atteindre 1 600 milliards d’euros. Avec le niveau historique de 50 milliards d’euros, Le paiement des intérêts de la dette constitue le deuxième poste budgétaire de l'État en 2012. Ce constat est partagé par l’ensemble de la classe politique française.

Notre situation n’est pas une fatalité. La France n’est pas condamnée à la spirale du déclin, mais un sursaut collectif est devenu indispensable.

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Visite de l'Assemblée nationale et du Sénat par les Maires Morbihannais

Nous avons eu le plaisir de faire visiter en septembre et en octobre, l'Assemblée nationale et le Sénat à nos collègues élus Morbihannais.

 

Pour mettre fin aux déserts médicaux

Pour faire face aux défis des soins de proximité et lutter contre les « déserts médicaux », il convient de mettre en place une obligation d’exercice dans les zones déficitaires pour les jeunes médecins.

En effet, les diverses mesures incitatives mises en œuvre depuis de nombreuses années ont largement démontré leur inefficacité.

Pourtant l’urgence est réelle et les inégalités d’accès aux soins vont s’aggraver à court et moyen terme, notamment en raison du vieillissement de la population et de la densité médicale qui diminue mécaniquement. Ainsi, une étude de la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DRESS) de 2009 prévoit une diminution d’ici 2030 de 25,1% du nombre de médecins exerçant en zone rurale et de 10,5 % dans les zones périurbaines.

Dans une région comme celle du Centre-Ouest-Bretagne, aujourd’hui, plus d’un médecin généraliste sur deux a plus de 55 ans, un sur trois plus de 60 ans, et le remplacement n’y est pas suffisamment  assuré.

L'amendement que j'ai déposé dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2013, avec plusieurs de mes collègues Députés, vise donc à obliger tout médecin, à l’issue de sa formation, et pour une durée minimum de deux ans, à s’installer dans une zone souffrant d’une offre médicale insuffisante et ainsi assurer l’accès aux soins pour tous.