Hervé Pellois, député de la première circonscription du Morbihan

Lutter contre le mal-être dans le monde agricole : le Gouvernement met en place une feuille de route pour replacer l’humain au centre des préoccupations

Le mal-être de la profession agricole est une réalité qui ne doit pas être un tabou. Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, accompagné d’Olivier Véran et de Laurent Pietraszewski, a annoncé le 23 novembre la mise en œuvre d’une feuille de route ayant pour lutter contre ce mal-être en replaçant l’humain au cœur des préoccupations.
La feuille de route présentée est le fruit d’un travail mené collectivement au plus près des territoires qui répond à un triple objectif : protéger les agriculteurs, revaloriser leur travail et redonner toute sa valeur à notre alimentation. Elle s’articule autour de 3 piliers : humaniser, aller vers et prévenir et accompagner.



Humaniser : des moyens humains pour une réponse humaine
Le Gouvernement lance la création de comités dédiés à la question du mal-être des agriculteurs dans chaque département. D’ici fin 2022, cela représente plus de 100 comités qui seront montés (1 par département). En leur sein, l’État s’engage dans une approche humaine et transversale de chaque situation avec la nomination des référents à la fois dans les cellules économiques (DDT) et dans les cellules sociales (MSA) qui porteront une action coordonnée.

• Aller vers : mieux prévenir et accompagner la souffrance
Le Gouvernement va mettre en place et former des réseaux de « sentinelles » dans chaque département, proches d’agriculteurs qui, par leur contact quotidien et familier, peuvent être à même de détecter en amont des situations de détresse ou de mal-être. Ces réseaux, qui existent déjà, vont être renforcés par la formation avec des professionnels et la mise à disposition d’outils (brochures, répertoires…). L’objectif est d’avoir un maillage de sentinelles fort et capables d’accompagner au mieux les situations de détresse.

• Prévenir et accompagner
Le Gouvernement augmente de 40 % le budget dédié aux dispositifs d’accompagnement en cas de difficultés (+12 milliards d’euros pour attendre plus de 40 milliards d’euros par an) et renforce financièrement des dispositifs permettant de soulager les agriculteurs, notamment l’« aide au répit », qui finance le remplacement jusqu'à 10 jours des exploitants en situation d'épuisement professionnel et le crédit d'impôt remplacement.


Par ailleurs, nous doublons le budget dédié aux programmes départementaux d’accompagnement des agriculteurs en difficulté pour atteindre 7 millions d’euros et nous les rendons accessibles à un plus grand nombre de personnes et plus tôt. Ces programmes qui durent entre 3 et 5 ans permettent aux agriculteurs d’être conseillés à la fois sur la reprise de l’activité et sur les ajustements nécessaires pour redémarrer sereinement.


En cas d’épuisement de l’agriculteur, nous avons prolongé le crédit d’impôt remplacement jusqu’en 2024. Nous l’avons également augmenté pour permettre aux agriculteurs d’être mieux indemnisés lorsqu’ils doivent faire un appel à une aide extérieure pour leur exploitation.

 

Cette feuille de route s’inscrit dans le prolongement du travail accompli ces dernières années dans l’accompagnement des agriculteurs :
- le dispositif Agri’écoute, qui permet un accompagnement professionnel par les agents de la Mutualité Sociale Agricole 24h/24 et 7 jours sur 7 et l’activation de soutiens. Plus de 2 600 appels ont été reçus depuis le début de l’année 2021 ;
- les associations, comme solidarité Paysan Bretagne, ou les réseaux « sentinelles » comme ceux de la Coopération Agricole ou les cellules Réagir des Chambres d’Agriculture pour l’accompagnement et l’écoute par des pairs.

L’action du Gouvernement s’inscrit dans un contexte plus global de revalorisation du monde agricole. Plusieurs batailles sont menées sur différents fronts avec la loi EGALIM 2 notamment, qui vise à mieux rémunérer le travail des agriculteurs et la revalorisation des retraites avec plus de 200 000 bénéficiaires qui est, depuis le 1er novembre, de 1 035 euros par mois pour un chef d’exploitation en carrière complète. Dès 2022, elle sera étendue aux conjoints collaborateurs.

Cette question de la valeur est essentielle pour nous donner les moyens de réussir les défis qui nous attendent :
- celui de l’attractivité des métiers du monde agricole : 1 agriculteur sur 2 sera en âge de prendre sa retraite dans les 10 prochaines années, il est donc essentiel d’agir pour rendre ses formations attractives et valorisantes. C’est d’un côté ce que nous faisons avec la campagne Entrepreneurs du Vivant et avec le renforcement du soutien à l’installation dans le cadre de la prochaine PAC ;
- celui de la résilience de nos exploitations face au changement climatique dont les agriculteurs sont les premiers à subir les effets comme nous l’a montré la vague de gel d’avril dernier ;
- celui de la 3e révolution agricole.

 

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